Je ne m'étais pas rendu compte à quel point on était complètement en décalage. Je ne veux pas t'ennuyer à force de te contredire, donc libre à toi de t'arrêter là si tu préfères.
Annuler la dette revient à dire que l'état ne rendra pas ces 1000 euros (défaut total), ou en rendra moins, ou ne donnera pas les intérêts promis (défaut partiel).
(...)
Si tu es dans un état avec une monnaie souveraine, oui, tu peux déclarer que les 1000 euros d'obligations d'état doivent être transformées en euros sonnants et trébuchant sur les comptes des créditeurs, ça revient à créer de l'argent pour rembourser ses dettes.
Au risque d'être relou, je voulais juste dire que la création d'argent se fait au moment de l'émission de la reconnaissance de dette, qui est équivalente à de la monnaie « sonnante et trébuchante », et qu'il y aurait diminution de la masse monétaire dans le cas d'un défaut tel que tu l'as défini plus haut, mais pas dans celui d'une annulation de dette laissant inchangé le compte en banque des créanciers(, donc pas de risque d'hyperinflation).
C'est juste pour être sûr que l'on soit sur la même longueur d'ondes là-dessus.
la raison pour laquelle on passe par des créanciers c'est pour que le marché évalue la viabilité de la dette des états et qu'il y ait un avertissement quand ça part vers trop d'inflation
Il me semblait que ça leur permettait surtout d.e stocker/investir leur fortune quelque part(, les taux d'intérêts rendent ça rentable tant qu'ils excédent l'inflation), ce qui n'est pas forcément évident quand on parle en 'centaines de millions'/milliards.
Mais peut-être que tu as également raison, ce ne serait pas contradictoire, tu penses que la fixation des taux d'intérêts par "le marché" serait d'ailleurs aussi un (faible? )moyen de pression sur les politiques économiques de l'État(, en diminuant la demande par manque de confiance en des politiques de gauche) ?
Enfin bon, ce ne serait pas une raison valable dans tous les cas, car on peut évaluer nous-même la viabilité des décisions économiques et l'ampleur de l'inflation, pas besoin de l'avis du marché pour ça(, ou à la rigueur on embauche leurs analystes s'ils sont meilleurs que ceux de l'État).
Je pense que la majorité des gens de droite savent qu'ils racontent des mensonges quand ils disent que la dette n'est pas soutenable, surtout quand ses taux étaient en dessous de 1%.
...
Tant que c'est pas la trop grande cata (ce qui est le cas aujourd'hui), on remet l'équilibre à plus tard.
J'ai dit que je n'allais pas contredire chacun de tes points donc je passe ici même si je pense que l'on est un peut-être pas totalement en phase encore une fois, on était bien d'accord (sur l'invraisemblance )qu'une dette 100 fois plus importante serait tout aussi "soutenable" du coup ? Ça me paraît encore si difficile à accepter.
Mais encore une fois, le mensonge et la propagande sont des leviers malheureusement courants en politique.
Bizarre d'entendre ça d'un anti-complotiste 🤷
des Frexiters qui vont t'expliquer après quelques échanges que tout est la faute des juifs
(note inutile de ma part : je n'ai jamais croisé un.e seul.e antisémite sur internet, et si c'était le cas je suis certain qu'il/qu'elle ne dirait jamais que ce sont "tou.te.s" les jui.f.ve.s, et qu'elle/qu'il admettrait rapidement que dans sa représentation d'une pyramide avec de riches juifs au sommet, il y aurait aussi pas mal de non-jui.f.ve.s à côté, que ce serait même un peu antisémite s'il n'y en avait aucun. Du coup j'ai du mal à croire à l'existence de l'antisémitisme, hormis à l'époque où nous étions croyant.e.s et qu'être jui.ve.f revenait à 'afficher un 🖕 bien appuyé à tou.te.s ses naï.ve.f.s concitoyen.ne.s'/'refuser la révélation des Évangiles', c'est le seul cas où je pourrais envisager de tou.te.s les mettre dans le même panier, ou alors un athéisme persécutant tous les religieux, 'fin bref, dsl pour l'aparté, juste du mal à croire en l'existence de l'antisémitisme de la part d'athées tolérant.e.s, fussent-ils complotistes, 🤷)
(À ce sujet, c'est si agaçant : les jui.ve.f.s continuaient de produire des livres sans interruption et puis l'on s'est mis à arrêter(, à moins que l'on considère les écrits des théologiens/philosophes/poètes juifs/chrétiens/musulmans comme une continuation officieuse), les raisons que j'entrevois pour s'arrêter ne me convainquent pas, même si j'espère bien avoir tort ça continue de m'agacer et de m'apparaître comme un gâchis de tradition/progrès, assumé/reconnu/adopté publiquement, enfin bon...)
Quand je suivais le twitter de Krugman je tentais de suivre un peu, il m'a convaincu que des chercheurs sérieux débattent sérieusement des questions et modèles mathématiques en s'abstrayant au maximum des distractions politiques
lui ?
Moi je trouve qu'à partir du moment où tu donnes un.e direction/but à atteindre tu prends une décision politique, c'est justement Heu?reka qui m'a appris ça(, même si Étienne Chouard et d'autres en avaient parlé avant)