Autour d’Emmanuel Macron, la tentation d’une dissolution avant la présidentielle... Les indiscrets du Figaro
La folle rumeur d’une nouvelle dissolution avant la présidentielle:
Dans le camp d’Emmanuel Macron, on en parle désormais ouvertement. Il y a ceux qui ne savent pas trop s’il s’agit d’une rumeur complètement abracadabrante ou d’un début d’information, et ceux qui sont certains que le président l’envisage très sérieusement. L’idée : dissoudre l’Assemblée nationale peu de temps avant la présidentielle afin de faire coïncider l’élection du futur président avec celle des députés. «Autour d’Emmanuel Macron, certains pensent sérieusement que ça peut tous nous sauver car les gens feront un vote responsable. Moi, je pense au contraire qu’elle peut tous les précipiter dans l’abîme», confie un parlementaire qui en a discuté avec plusieurs ministres et certains conseillers du chef de l’État. La même source reprend : «Ce sont des malades et ça paraît complètement dingue : l’objectif serait d’empêcher le successeur d’Emmanuel Macron de décider de la temporalité des législatives». Cela permettrait surtout au président de rester, jusqu’au bout, le maître des horloges. Une hypothèse «pas totalement folle d’un point de vue constitutionnel», estime cette même source. Car les deux scrutins - la présidentielle et les législatives - seraient organisés en même temps, sur deux semaines : les premiers tours en même temps, puis les seconds tours le même jour. «Le Conseil constitutionnel ne pourrait rien dire, d’autant qu’il est totalement à la botte de Macron», sourit le même député. Un conseiller ministériel, qui a également entendu parler de cette folle rumeur, détaille la stratégie : «On mettrait tout le monde sous pression, en tentant un dernier coup tactique pour empêcher le RN d’arriver au pouvoir. Moi, je pense au contraire que si Emmanuel Macron faisait ça, non seulement un président RN serait élu, mais en plus, il aurait la majorité absolue.» «Une dissolution qui empêcherait un successeur d’essayer de trouver une majorité, ça n’a pas de sens», flingue un cadre de l’Assemblée qui a lui aussi eu vent de ces bavardages. Dans l’entourage d’Emmanuel Macron, on préfère ne pas commenter l’hypothèse : «Ce sont des gens qui spéculent eux-mêmes.»
https://www.lefigaro.fr/politique/autour-d-emmanuel-macron-la-tentation-d-une-dissolution-avant-la-presidentielle-les-indiscrets-du-figaro-20260619Open linkView original on jlai.lu
La Macronie a toujours balancé des petits coups de sonde comme ça, plutôt que de réfléchir. Encore un classique, ils n'y pensent pas sérieusement, mais ils veulent savoir comment les gens y réagiraient.
Oui
Ce serait pas si mauvais une nouvelle dissolution en fin d'année en vrai.
Je pense que si, avec le recul.
D'un point de vu analyse de comptoir, mon avis est, pour macron:
Ou
Pour les ultra-riches c'est 2 bon, 1 neutre contre 2 mauvais et 1 neutre.
Pour la démocratie ça s'inverse.
Quand est-ce qu'on dissout Macron ?
Autre source : https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/nouvelle-dissolution-avant-la-presidentielle-2027-une-instrumentalisation-de-la-constitution-que-rien-ninterdit
Merci. J'ai suivi.. Contre-attaque -> le Figaro 😅
https://contre-attaque.net/2026/06/23/le-chaos-pour-rester-au-pouvoir-macron-envisage-une-dissolution-avant-les-presidentielles/
Après, c'est quasi sûr que le/la président/présidente fraîchement élu/e va dissoudre non ?
C'est pas pareil. L'idée EM serait de forcer les votes en même temps pour éviter l'avantage présidentiel.
Et tu peux pas dissoudre pendant un an ensuite.
Je pense que le seul truc que Macron craint, c'est une arrivée de la gauche au pouvoir. Et je pense qu'il mise sur le fait que la gauche a un problème en ce qui concerne l'union: Ils arrivent en ordre dispersé à la présidentielle, mais s'ils veulent avoir une majorité à l'Assemblée nationale, il leur faudra se rassembler. La dernière fois, ça a pu se faire en trois semaines, mais là, il aimerait bien que ce soit une impossibilité totale.
Ce sera difficile pour Mélenchon et Glucksmann de jouer la partition de l'incompatibilité totale entre leurs programmes mais en même temps d'avoir leurs deux partis qui appellent à des listes d'union dans la plupart des circonscriptions.
Je ne vois absolument pas comment l'article peut vouloir faire croire que ce serait pour contrer l'extrême droite. Elle n'a pas ce problème.
Au contraire, si jamais on avait Bardella président, il y aurait un branle-bas de combats et des appels très forts à l'union. Dissoudre juste avant la présidentielle empêche cette possibilité. C'est un cadeau fait à l'extrême droite au cas où elle arrive au pouvoir.
Oui, la partie impact entre les élections j'y avait pas pensé, bien vu.
Si on a le RN il y a l'Union a gauche qui amené de nouveaux, mais je vois bien la droite et une partie de la macronie glisser vers ou tendre la main a RN. Je suis pas sur du résultat effectif dans un sens ou dans l'autre.
Il faut comprendre que l'équipe de guignols qu'on a au pouvoir, ils sont compétents dans un domaine très particulier, qui est le domaine des petites luttes de couloirs et des coups de couteau dans le dos. Ils ont tout à fait en tête la composition des différents groupes, des différentes forces, les différents calendriers et les différentes alliances possibles.
Je n'ai aucun doute qu'ils ont tout à fait réfléchi à ces conséquences.
Et oui, je ne dis pas nécessairement qu'un front commun contre le RN gagnerait aux législatives en cas de victoire de Bardella aux présidentielles. Malheureusement, ce n'est pas certain. Par contre, ce qui est à peu près sûr, c'est que les différentes composantes qui ne veulent pas de ça trouveront un moyen de s'allier, qu'on refera à minima le NFP et qu'on essaiera même de l'élargir le plus possible.
C'est cette dernière manœuvre qui est rendue impossible.