Spyke
Bad
jlai.lu

T'es un ultra riche, on te donne deux options, laquelle te semble la plus favorable :

  • On te file des dividendes à partir d'une partie des profits de l'entreprise, sur lesquels tu dois immédiatement t'acquitter d'impôts
  • On réinvestit directement les profits dans le capital de l'entreprise, ça fait monter la valeur des actions, du coup ton patrimoine augmente, et tu n'as pas à payer d'impôts tant que tu ne vends pas les actions (c'est à dire jamais parce que tu vis à crédit en utilisant comme collatéral tes actions dont la valeur ne fait qu'augmenter grâce aux rachats d'action)

Forcément, depuis que nos ultra riches ont découvert l'option 2, ils ne peuvent plus s'en passer…

Comme toutes les mécaniques capitalistes, il y a des effets secondaires, mais sur le long terme donc ils s'en tapent. Les entreprises se retrouvent avec moins de liquidité, moins de caisses noires pour les jours durs, s'endettent à donf pour faire gonfleur leur valeur, mais bon c'est pas grave, si jamais elles s'effondrent ce sera l'état et donc le contribuable qui paieront pour les maintenir en vie :)

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jlai.lu

"L’État devrait arrêter avec l'assistanat." (ou quelque chose d'approchant)
Un ministre, il y a quelques années.

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Badreply

T'inquiète, il y a un plan.

D'abord on va retirer l'ISF, après on va plafonner les impôts sur le revenu du capital, après on va supprimer l'exit tax, après on va garder et pérenniser le CICE et le CIR, après on va baisser l'impôt sur les sociétés, après on va dégager la CVAE, après on va supprimer la taxe des 3% sur les dividendes, après on va prolonger les niches de défiscalisation, et une fois que tout ça sera fait on va mettre nos gars au conseil constitutionnel, au conseil d'état, et au sénat pour les verrouiller comme ça ce sera entre pénible et impossible de revenir en arrière sur ces réformes.

Comme ça, plus personne pourra accuser les riches d'être des assistés. Ça deviendra un constat au lieu d'une accusation.

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Sur la période 1999–2024, les entreprises du SBF 120 ont ainsi procédé à 335 milliards d’euros de rachats de leurs propres actions.

13 milliards d'euros par an qui disparaissent de l'économie productive.

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30 ans de rachats d’actions par les entreprises du SBF 120 | IFGE | Spyke